Démarche

DISSENSUS/SOFT-TERRORISTE

 

Reposant sur des conjonctions symboliques ou des métaphores, questionnant, détournant ou transgressant les postulats traditionnels du milieu de l’art, ma recherche/création s’incarne dans la coexistence d’opposés dans une même réalité. C’est une réflexion tempérée dans un absurde sérieux sur les méthodes de légitimation de l’Art à travers ses institutions et le rapport entre l’œuvre, l’artiste et le commentaire qui les précède. Multidisciplinaires, les œuvres révèlent des mises en scène de fiction situées entre deux mondes, engendrant ainsi le dissensus et créant du politique.

Paraissant dès lors hors du temps, les représentations réalisées sont intimement liées à des lieux qui ne sont jamais définitivement situés. Elles illustrent et confrontent la conception et la représentation spatiale des lieux, créant ainsi une relation entre l’espace et les objets qui se rencontrent et s’entremêlent pour mieux se révéler. Ces non-lieux se rapprochent plutôt d’un moment singulier que d'une réalité, ils s’accolent de manière « ironique » à la quête du « sacré de l’Art ».

La mort de l’Art a été annoncée si souvent… Aujourd’hui, sommes-nous en train de produire de l’Art sur un territoire post-apocalyptique? Suite à la catastrophe, l’Art se réinventera-t-il à travers les ruines du passé?

FIN DE L’ART - Des penseurs, à plusieurs reprises au cours de l’histoire, ont annoncé la mort de l’Art. Cette notion de fin, bien plus qu’une prédiction de changement esthétique, faisait constat de la situation actuelle de l’art et convertissait sans conteste les paradigmes en place.  Leurs augures d’une disparition de l’Art, ne supposaient pas ou du moins ne se réalisaient pas en réelle fin, mais elles changeaient les mœurs de l’Art tel qu’on les connaissait. En ce sens, elles deviennent donc des emblèmes d’une possible reconfiguration des modèles proscrits, des signes d’une éventuelle renaissance de l’Art.

APOCALYPSE DE L’ART - L’Apocalypse est essentiellement politique, car elle a le pouvoir de transformation. C’est la conception du mal, de la violence et du chaos comme notion morale. C’est la destruction du monde tel qu’on le connait. Mais, ce n’est pas un anéantissement; c’est un avertissement, un appel pour le présent. C’est l’annonce de la fin de l’Art, et ce, jusqu’à la renaissance du Phénix. La destruction, c’est l’espérance d’une régénération à un moment de désespoir. Alors que les fidèles se sentent désarmés et vaincus d’avance, des visions réactivent les esprits en dévoilant un avenir radieux après les épreuves. Une lecture de la métaphore possible : prendre conscience de l’importance de l’Art et de son caractère éphémère.